jeudi 2 juin 2011

Libraires : catalogues.


Ils sont au marché de la bibliophilie, place Saint-Sulpice, Paris (6e), du 01 au 06 juin 2011, mais vous pouvez demander leur dernier catalogue.


Surréalisme : Cartons d'invitations. Catalogues d'éditeur, d'exposition et de librairie. Critique. Editions originales. Revues. Le surréalisme révolutionnaire (1947-1948). Tiré à part (artisanal). Tracts et documents. De la bibliothèque de Lucien Biton.
Librairie Sylvain Goudemare
9, rue du Cardinal Lemoine
75005 Paris
Une sélection de 30 livres précieux et manuscrits, dont l'exemplaire de Natalie Barney du Pélerin du Silence (1 des 2 sur Chine) de Remy de Gourmont...
Librairie Nicolas Malais
9, rue de Ménilmontant
75020 Paris

lundi 30 mai 2011

Roger Gilbert-Lecomte et Léon Pierre-Quint : Correspondance 1927-1939.


Vient de paraître.


Roger Gilbert-Lecomte et Léon Pierre-Quint : Correspondance 1927-1939. Préface de Bernard Noël. Etablissement du texte et notes par Bérénice Stoll. Paris, ypsilon, éditeur, 2011, 15 x 22,5 cm, 560 pp., 3 dessins hors texte, fac-similés de lettres in texte, bibliographie, index des lettres et autres textes, index des noms propres.

Léon-Pierre Quint dans Livrenblog : Léon Pierre-Quint Lautréamont Gourmont Vallette. Une lettre.

vendredi 27 mai 2011

Ovariotomie et belles-lettres. Jane de la Vaudère. Les Demi-Sexes.



Jane de la Vaudère : Les Demi-Sexes. Paul Ollendorff, 1897. 304 pp.


Ovariotomie et belles-lettres.
La chirurgie ne progresse pas en vain. Nous lui avons dû, au lendemain du procès Boisleux-La Jarrigue, deux romans : Châtrée, d'un anonyme, et les Mères stériles, de M. Henri de Fleurigny. Et voici que s'en annonce un troisième : les Demi-Sexes. Auteur, Mme Jane de La Vaudère.
Le titre est bon.
Le Figaro, 29 juin 1897.
Vient de paraître
Chez Ollendorff :
Les Demi-Sexes, le nouveau roman de Jane de La Vaudère. Il fallait le rare talent d'écrivain et de moraliste de l'auteur de tant de livres à succès pour aborder cette puissante étude de passions dont tout le monde parle.
Le Figaro, 21 juillet 1897.
Les Cygnes noirs.
[...] Voici Jane de La Vaudère, couveuse des Sataniques et des Demi-Sexes. Tu as changé de teinture, gamine. Tu fis jadis des strophes très blanches, oh si blanches, en rayons d'étoiles, disais-tu ; en verre filé, je m'en souviens. Et la liste de tes livres m'apprend que tu restes honorée d'un accessit à l'école où les singes verts récompensent les vieux enfants. Un de tes recueils innocents fut « mentionné par l'Académie-française ».
Aujourd'hui, le poète manqué s'imagine écrire en prose. Notre ange raté se déguise en démon et imite un titre de Barbey d'Aurevilly [I]. Puis il s'aperçoit que Marcel Prévost, qui singe les hommes par le costume et les femmes par l'écriture, est plus à sa portée. Le demi-penseur Dumas observa le demi-monde ; le demi-écrivain Prévost découvrit les demi-vierges ; Jane de la Vaudère, bête complète, nous apporte les Demi-Sexes.
Ça et là, dans la platitude et l'insignifiance des Demi-Sexes, une phrase arrête, ridicule autrement que les autres, grotesque par son entourage, par son inoportunité, mais qui, isolée, aurait de la force ou de la grâce. Elle est copiée, tout simplement. Un des derniers romans de Guy de Maupassant par exemple, Notre coeur, a été vaillamment pillé. J'aime mieux juger Jane de la Vaudère sur les pauvretés plus à elle des Sataniques. Là, sauf erreur, elle a pondu et couvé. [...]
Han Ryner : Le Massacre des Amazones. Chamuel, s.d. (1899), publié en partie dans La Plume dès 1897. Extrait.

Dans La Province Nouvelle d'octobre 1897, furent relevés les emprunts de Jane de La Vaudère à Notre Coeur de Guy de Maupassant, on peut lire cet article sur Gallica. La Province Nouvelle, 1897, page 204.
Sur le plagiat de Maupassant par Jane de la Vaudère voir aussi : Patrick Chadoqueau : « Maupassant plagié », in Histoires littéraires, Du Lérot Editeur, Tusson, n° 16, oct.-nov.-déc. 2003, p. 69.

jeudi 26 mai 2011

Charles-Henry Hirsch. André Hellé.



Charles-Henry HIRSCH : EVA TUMARCHE ET SES AMIS. Roman contemporain. Eugène Fasquelle, 1903, in-12, 336 pp., 1er plat de couverture illustré en couleurs par André HELLÉ.

"Moeurs de grue et moeurs contemporaines" dira Rachilde dans sa chronique du Mercure de France à propos de ce roman. Eva est de ses filles "obligées de se vendre et d'en faire profiter ou leurs parents ou un gentil baron d'Auge". "Toute cette boue est remuée, vaporisée en parfums, avec une ironie amusante de la meilleure teinte".

La belle couverture est de André Hellé (1871-1945) qui se spécialisera dans les illustrations de livre pour enfants (La Boîte à joujoux, L'Arche de Noé, Les Fables de La Fontaine...), on voit ce qu'en 1903 son inspiration doit encore à Toulouse-Lautrec ou Ibels.

Les Amis d'André Hellé.




mardi 24 mai 2011

Mireille Havet. La Presqu'île 1916.



La Presqu'île, revue littéraire fondée par Jean Sylveire en 1916, a déjà suscitée deux billets [I] [II] dans ce blog. Ils nous ont permis de constater la jeunesse d'une grande partie des collaborateurs de cette revue, après René Chomette (René Clair), Joseph Kessel, Pierre de Régnier, Francis Ponge (Paul-Francis Nogères) et Raymond Payelle (Philippe Hériat), c'est aujourd'hui la présence parmi eux de Mireille Havet avec un poème publié dans le numéro 4, de la deuxième série, d'octobre 1916, que je voulais souligner. Mireille Havet est née, elle aussi, en 1898, la publication, par Claire Paulhan depuis 2003 (1), de son extraordinaire journal, ainsi que de son roman Carnaval, a permis de découvrir celle qu'Apollinaire appelait "la petite poyétesse".
C'est ce désir du monde
à Mlle Lilie de Lanux

c'est ce désir du monde
qui m'hallucine !
La hantise de ce qui reste à créer
dans les contrées
neuves comme mon ardeur.

L'aube monte,
éclate aux vitres et joue un instant
avec les rainures du volet.
C'est avant l'aube qu'il faut partir..!
La douceur du jour vous rattache aux choses
qui ont bercé l'enfance.
Avec rudesse : il faut partir !
Ceindre ses reins de la ceinture d'acier
dont les clous mordent la chair
à la moindre défaillance.
Traverser le jardin, sans cueillir de fleurs,
ne pas s'attarder à la barrière qui grince !
Partir... avant l'heure.
C'est la rudesse qui dirige.
C'est la ligne droite et la route poudreuse,
dans l'aurore malléable,
qui attirent.
Et la poussière se fait légère et douce
aux talon nus
qui s'y enfoncent avec volupté !
Les horizons ne sont pas des mythes
Ils sont là pour être traversés ! vaincus ! Livrés !
Tous les secrets des montagnes,
toute la langueur des rivières,
toute la force mystique de l'océan indomptable
et le désert, qui noie, mieux que l'onde
sont pour nous.

Pour Toi : Voyageur désirable !
Que rien n'harasse et que rien ne déçoit :
avec ta besace grise sur ta hanche
ton dur bâton !
Sans arme ! Et sans fortune !
Livré au ciel, comme Jésus-Christ
Le fut aux hommes,
Livré avec le seul vêtement
de ta chair : à la source
qui coule en chantant
sur tes reins.

Les cimes ! Les cimes !
Nous appellent, se dressant
multiples et farouches
comme un désir qui s'amplifie.
Elle s'exhaussent
les unes sur les autres,
harcelant nos yeux
qui ne peuvent tout posséder !

O courses folles
dans la nuit,
avec les constellations jusqu'aux épaules
et la tentation de les prendre à pleine main.
Usure exquise de tout ce qui dort en nous

et s'éveille, au contact des ouragans
et des soleils,
absorptions entière de la Terre
par tous les pores de la peau
cuivrée, durcie !

Possession enfin palpable
de ce que Dieu donna à l'homme
pour l'aider à conquérir le ciel.
Possession unique !
Dure comme un arc bandé,
dont la flèche serait,
un désir insatiable
d'une portée illimitée.

Voici la nuit sur la ville.
En haut de la grande Tour,
un paon s'éploie
comme un drapeau d'azur.
Et c'est le signe !
Et c'est le flambeau !
Ah ! Partons sans détour,
pendant que la soif dure encore
et avant d'être résignés.
Pendant que sur ce mur, l'oiseau sonore
clame la détresse des prisonniers.

Dans mes libres membres bouillonne,
La folle promesse de l'univers
qui s'abandonne
à mon désir.

Mireille Havet

(1) Mireille Havet :
Journal (1918-1919). Édition établie par Pierre Plateau. Introduction par Dominique Tiry. Notes par Dominique Tiry, avec l’aide de Pierre Plateau et de Claire Paulhan. Editions Claire Paulhan. 13 x 17 cm, 256 pages. Annexes. Index. Bibliographie. Édition originale : 26 janvier 2003. Collection « Tiré-à-part ». Isbn : 2-912222-18-3
Journal (1924-1927). Édition établie par Pierre Plateau, préfacée par Laure Murat et annotée par Dominique Tiry, avec la collaboration de Roland Aeschimann, Claire Paulhan et Pierre Plateau. Editions Claire Paulhan. 448 pages. Format : 21,5 x 13 cm. Hors-Texte n. & bl. (16 pages, env. 40 illustrations, photographies, fac-similés, cartes postales d’époque) + quelques illustrations in-texte. Isbn : 978-2-912222-28-2. Tirage : 2000 exemplaires
Journal (1919-1924). Édition établie par Pierre Plateau, annotée par Dominique Tiry, Pierre Plateau & Claire Paulhan. Préface par Béatrice Leca, auteur de l’émission « Le cœur ouvert de Mireille Havet : Journal d'une enfant prodige » (France Culture, 4 septembre 2003). Editions Claire Paulhan, 13 x 21,7 cm. 544 pages. 35 photos et fac-similés n. & b. Repères biographiques, Bibliographie, Index des noms cités. Edition originale parue le 1er avril 2005. Collection « Pour Mémoire ». Tirage à 3 000 exemplaires. Impression en caractères Plantin sur papier Minotaure ivoire 90 g., sous couverture à 2 rabats « Bleu de Sèvres », imprimée argent. Isbn : 2-912222-21-3
Carnaval. Édition établie & introduite par Claire Paulhan. Editions Claire Paulhan. 13 x 21,7 cm. 248 pages. Avec mention des principales variantes entre les 2 éditions de 1922 et 1923, + les principaux passages du Journal de Mireille Havet et 2 poèmes se rapportant à Carnaval, + 54 lettres échangées et 50 articles publiés sur Carnaval. 8 fac-similés n. & b. Édition originale parue le 1er avril 2005. Collection « Pour Mémoire ».Tirage à 1 500 exemplaires. Impression en caractères Plantin sur papier Minotaure ivoire 90 g., sous couverture à 2 rabats jaune, imprimée rouge. Isbn : 2-912222-22-0.



dimanche 22 mai 2011

Pohol. Marc Michel l'homme pressé du romantisme



Pohol


Pohol se croit damné, il craint dieu tout autant que le diable, mais dieu, malgré les tentatives de Pohol pour le servir, le rejette, reste le diable, reste la vie. Pohol se transforme en dandy, il va profiter du temps qui lui reste avant l'éternelle damnation, s'étourdir un « rire de rage » aux lèvres, pour oublier l'idée noire. L'amour, la découverte d'une femme-ange dans le cimetière du Père-Lachaise, la trahison d'une femme-démon, le suicide, le meurtre, et l'exécution de Pohol mettront fin à ce qui ressemble bien à un roman noir. Pohol parut en feuilleton, dans le journal le Sémaphore de Marseille, pourtant ici pas de situations complexes, de descriptions horrifiques, l'auteur non seulement ne tire pas à la ligne, mais élague. Les feuilletonistes de profession eurent, avec les données de Pohol, fabriqué un roman de trois cent pages, Marc Michel en tire une trentaine.
"L'Homme pressé du romantisme", le titre s'est imposé, à la lecture de ce court roman, devant cette écriture rapide, ces raccourcis, ces questions au lecteur, ces injonctions. Encore faudrait-il expliquer pourquoi ce style, pourquoi cette formule sans descriptions, pourquoi ces quelques traits rapidement jetés sur la feuille comme pour une caricature, un croquis ou une esquisse. Il ne s'agit pourtant pas de parodie, l'auteur se dit lui-même romantique et défend l'école contre les classiques, s'il ironise, il ne se moque pas. Pohol est un type, et son histoire une charpente où le lecteur, supposé habitué du feuilleton, doit remplir les vides marqués dans le texte par les trois petits points qui le troue si souvent, c'est dans ces espaces que le décor s'imagine, que les dialogues doivent s'entendre. L'auteur nous y invite : « Oh ! Je ne vous le dis point ; car cela ne peut se dire ! Comprenez donc, ou brûlez ceci. », mais l'auteur ne doute pas être compris, et le confirme lorsqu'il termine un chapitre ou une phrase par un sec « Vous savez. ». Parfois l'intrigue pourrait freiner la rapidité de narration, compliquer la situation, un personnage entraîner explications et dialogues, l'auteur alors s'en désintéresse : « Marie est là qui pleure... Pohol est à quelques pas d'elle ; il la regarde et rêve son beau rêve ! Je ne sais si l'autre femme... n'importe. La nuit venait » L'autre femme importe peu, nous savons qu'elle jalouse Marie, qu'elle surveille Pohol, qu'importe qu'elle soit là, qu'importe ce qu'elle pense, nous le devinons et l'action doit continuer, « La nuit venait ».
Armature de roman, histoire menait frénétiquement, Pohol serait-il pas un plaidoyer pour le romantisme contre le préjugé des classiques ? Ou une pochade toute d'ironie, mettant en scène les « Pohol du jour » qu'il faudrait envoyés à Bicêtre ? Les cinq apostilles publiées à la suite de la réédition de l'Histoire de 1829 ne confirment ni n'infirment les deux thèses. Marc Michel est subtil, il ne tranche pas et laisse le lecteur, une fois de plus, prendre position.
Pohol ne rempli pas seul ce volume, son histoire est suivi de textes de jeunesse, pour la plupart signés le Scribomane Job. Une élégie pour un amour perdu avec pour décor Notre-Dame de la Garde. Un savoureux texte sur la « misophilantropie » de Philarète, un ami paradoxal et insupportable. Un poème où se questionne une coquette. Dans Une Idée, le scribomane, se comparant aux auteurs contemporains, désespère de terminer ses oeuvres, de concrétiser ses projets d'écriture et lance un concours pour trouver dans les oeuvres publiées « une allusion politique, ou une immoralité assez sérieuses pour les faire défendre par ordre ». De la Revue de France, on trouve encore ici le poème d'une nuit de fièvre et un autre à la gloire d'A. De Vigny. Le volume se termine sur une courte pièce sur Les habitués de la cours d'Assise.
Après deux romans d'André Laurie, les actes du colloque du centenaire Paschal Grousset, la collection complète de l'Alambic, et un roman de Conan Doyle, Des Barbares... nous fait découvrir le marseillais Marc Michel (1812-1868), et la surprise est bonne, Pohol marqué du signe d'Ananké, et son auteur au style si particulier nous emballent. Le livre est présenté et annoté par Eric Dussert, connu dans la blogosphère pour être le Préfet maritime de son île de l'Alamblog.

Marc Michel : Pohol et autres textes terribles (inédits). Préface d'Eric Dussert. Couverture illustrée de deux photographies de Christèle Jacob. — Paris, Des Barbares..., 1er juin 2011, 15 x 23 cm, 112 pages.
16 € (franco de port jusqu'au 1er juin 2011). Les chèques sont à libeller à l'ordre d'Eric Dussert 29, rue du Borrégo 75020 Paris.
Extraits ici.

samedi 21 mai 2011

La Presqu'île, 1918.


Le billet précédant se terminait sur l'espoir que la revue La Presqu'île ne nous avait pas livré tous ses secrets. Vincent Maisonobe, lecteur attentif et réactif, a bien voulu nous transmettre les sommaires de quelques numéros de la série suivante couvrant une partie de l'année 1918. On constatera que deux ans ont suffit pour transformer une revue de (très) jeunes, trop jeune pour partir au front, en une "revue d'union intellectuelle des combattants" et en "Cahier d'Art et de pensée du Front". Des collaborateurs de la première série reste Jean Lynel, pour la deuxième série reste Philippe Reynier, devenu un temps directeur de la revue, qui meurt au champ d'honneur le 10 octobre 1918, et Jean Griner.
Raymond Payelle, dit Philippe Hériat, vient rejoindre Joseph Kessel, Pierre de Régnier, René Clair et Mireille Havet, parmi les collaborateurs de la revue nés en 1898, Francis Ponge, autre collaborateur est né en 1899.
La Presqu'ïle

revue d'union intellectuelle des combattants

Le Numéro coûte : 0fr50 - L'abonnement d'un an : 6 francs. Six mois : 3fr.
Les lettres et manuscrits concernant La Presqu'île doivent être adressés à M. P. Beglarian, 73, Avenue de Breuteil, Paris.
A partir du n° 4 de la 3e série : sous titre "Cahier d'Art et de Pensée du Front".
Août 1918 : Philippe Reynier directeur.
octobre-novembre 1918 : M. Philippe Reynier directeur de La Presqu'île, mort au champs d'honneur, rédacteurs : M. M. Payelle, Mouren, Rascle et Régent, au front.
[Tirage sur papier acide, ordinaire]

Troisième série, n° 2, avril 1918.
Notre enquête. G. Moureu : Automne. R.R. : Georges Clemenceau. Jean Lynel : La voix de la volupté. Philippe Reynier : Conte à un homme profond. Frédéric Lefèvre : Vers la ligne de feu.

Troisième série, n° 4, juillet 1918.
Notre enquête. Raymond Payelle [1] : La Reine dort. R.R. : Vus par nous. Philippe Reynier : Autre conte à un homme profond. Henri Bride : ............ [poème sans titre]. Jean Griner : La Permission. R. Barbot : Rancoeur. Georges G. Joutel : Le vieillard et les jeunes filles. G. : Livres.

Troisième série, n° 5, Aout 1918.
Notre enquête. Emile Cagin : Lettre à Jules Joëts. Raymond Payelle : Histoire d'une grenouille verte et d'un orteil rose. G. Moureu : Le vaisseau d'Osiris. Jean Griner : La Permission. François-Marc Meillard : Nos Relations avec l'Espagne. Robert Boudry : Brouillard. Pierre Vervieux : L'Epreuve. R.R. : Vus par nous. Frédéric Lefèvre : Dolente Amie. R. Boggio : Les Exilés. P.R. : Max-François Poncet. G. : Livres et revues.

Troisème série, n° 7, octobre-novembre 1918
R.P. : Philippe Reynier (1898-1918). Notre Enquête. Raoul Boggio : La caravane. J. Azaïs : La Maison d'édition des Jeunes. F.-M. Meillard : Nos relations avec l'Espagne. G. Moureu : Nocturne. Gilbert Landes : Ecrit en songeant à. Fernand Demeure : Gabriel-Tristan Franconi. Sylvain Royé : Le Coin de l'absent. Frédéric Lefèvre : L'Archétype. Jacques Régent : Conte Antique. Henri Bride : La Forge. Raymond Raynouard : Lettre à un extracteur de quintessence. Jean Griner : La Permission. G. : Livres et Revues.
[1] Raymond Payelle, dit Philippe Hériat (1898-1971). Engagé à 18 ans, après la première guerre mondiale, il devint assistant metteur en scène, et acteur pour le cinéma puis le théâtre. Romancier à partir de 1931 et auteur dramatique à partir de 1947. Il recevra le prix Renaudot pour son premier roman L'Innocent, et le Goncourt pour Les Enfants gâtés en 1939.